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2016 : cadencement du TER - donnez votre avis !

TER Lorraine TrainDans le cadre de la mise en place du cadencement du TER (Trains Express régionaux ou Metrolor),

l’ensemble de l’offre (nombre de trains et horaires) sera revu sur tout le territoire lorrain.

Des réunions publiques sont programmées très prochainement en fonction des secteurs.

Les élu.es régionaux vous incitent à y participer et à y faire remonter vos remarques et vos propositions.

Sillon Sud et Meuse Sud : 26 mai 20h à Nancy, lycée Cyfflé (amphi)

Vosges et Meurthe Vologne : 27 mai 19h30 à Blainville-sur-l’Eau, maison des Fêtes et de la Culture (salle du restaurant – 2 rue de l’Etang)

Sillon Nord, Pays Haut, Orne et Meuse Nord : 4 juin 19h30 Metz au Conseil  Régional (salle de l’Europe)

Est et Sud Mosellan : 6 juin 19h à Rémilly (mairie- salle Valette, 22 rue Auguste Rolland)

Taxe poids lourds : l'Etat doit tenir ses engagements

Le report de la taxe kilométrique poids lourds menace les projets de transports collectifs. L’État doit tenir ses engagements pour la mobilité durable

Vendredi 6 février, l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) a adopté son budget pour 2014, en tenant compte du manque à gagner lié à la suspension de la taxe kilométrique poids lourds, dite « écotaxe ». Sur les 770 millions d’euros de recettes initialement prévus, l’État ne compense qu’à hauteur de 320 millions, laissant un besoin de financement de 450 millions.

Ce manque à gagner conduit l’Agence à renoncer, pour 2014, à ses engagements liés au volet mobilité des contrats de plan État/Régions (CPER 2014-2020) en cours d’élaboration. Très concrètement, des investissements ferroviaires cruciaux pour la fiabilité des services voyageurs et fret sont reportés, ce qui met en péril les efforts des Régions en faveur du développement des trains du quotidien. De même, les crédits liés au 3ème appel à projets « transports collectifs en site propre »sont gelés, hypothéquant les projets de tramway, métro et bus en site propre de très nombreuses villes et territoires.

L’AFITF justifie ce gel de crédits par la suspension de la taxe kilométrique poids lourds. Mais dans le même temps, elle engage de nouveaux crédits en faveur du projet Lyon-Turin, dans sa section la moins prioritaire (second tunnel international).

Les élu-e-s écologistes expriment leur plus vive inquiétude devant cette situation. Ils attendent du gouvernement qu’il mette enfin en place la taxe kilométrique pour les poids lourds empruntant le réseau routier national. En gestation depuis 2007, cette mesure permettra à la fois de rationaliser les transports de marchandises (report modal et optimisation du transport routier), et de financer l’essor des transports collectifs urbains et interurbains.

Dans un contexte budgétaire très contraint, les élu-e-s écologistes demandent que l’État tienne ses engagements pour la priorité aux transports durables (ferroviaire, fluvial, écomobilité) plutôt qu’aux transports routiers, aussi bien dans l’élaboration des CPER que dans le financement du 3ème appel à projets « transports collectifs en site propre ».

Lettre ouverte au Directeur Régional de la SNCF

M. Alain Autruffe,

Les élus Europe Ecologie Les Verts du Conseil régional de Lorraine dénoncent l’appauvrissement de la desserte de la Lorraine vers le sud de la France (Lyon, Méditerranée, Alpes).

Cette desserte n’était déjà pas satisfaisante mais la refonte des horaires prévue par la SNCF la rend pratiquement inexistante.

En effet, nous constatons qu’à partir du 11 décembre 2011, sans concertation, la nouvelle grille de la SNCF entérine la suppression des derniers trains « Corail » dit inter-cités vers Lyon. Ce train « Corail » est remplacé par un TGV (à destination de Marseille) partant à 16h01 de Metz et de Nancy à 16h43 desservant à titre transitoire la gare de Neufchâteau grâce à l’opiniâtreté des membres de l’association ADURNE (Association de Défense des Usagers du Rail de Neufchâteau et des Environs) des élus et parlementaires locaux.

Cette situation est regrettable car cela va inéluctablement faire augmenter le prix du billet vers la Bourgogne et la région Rhône-Alpes principalement, sans justification puisque bien que TGV ce train ne roulera pas à grande vitesse, au moins jusqu’à Dijon.

Cela signifiera aussi qu’il ne sera plus possible de prendre un train sans réservation obligatoire entre Metz-Nancy-Dijon-Lyon ce qui engendrera un surcout pour les voyageurs.

Les élus eelv dénoncent la tendance à reporter le flux de voyageurs qui veut se rendre vers le sud sur les dessertes TGV existantes (Paris) ou à venir (Strasbourg).

Concrètement, dès maintenant, les personnes voyageant vers Lyon au-delà de 16 h devront passer par Paris rallongeant la distance parcourue avec un prix lui aussi plus élevé, tout en surchargeant inutilement les TGV Metz-Nancy vers Paris et Paris Lyon.

Les élus EELV dénoncent une politique qui n’a plus rien à voir avec le service public et la prise en compte de tous les budgets. Personne n’ignore qu’un trajet TGV est plus cher qu’un trajet corail. Quand, en plus on ne gagne même pas de temps, c’est proprement scandaleux.

C’est pourquoi le groupe Europe Ecologie Les Verts suggère :

           -> Une grande concertation des usagers et des collectivités lorraines avec la SNCF afin de rééquilibrer l’offre vers le sud. Cela pourrait aboutir par exemple, à la création de trains interrégionaux de compensation (Trains d’Equilibre du Territoire) remplaçant les TGV sur voies classiques, au maintien en saison estivale des trains de nuit Luxembourg-Nice ou Port Bou via Neufchâteau.

-> L'accélération de l’étude sur l’électrification et modernisation d’Epinal-Belfort permettant d’améliorer significativement la desserte vers le Sud Alsace, la Suisse, Belfort Montbéliard Besançon, et bien évidement Lyon et au-delà.

Je vous prie, Monsieur, l’expression de l’expression de ma considération distinguée

Pour les élus d’Europe Ecologie Les Verts de Lorraine

Guy Harau Président du Groupe EEL du Conseil Régional de Lorraine

Vandières

L'avis des élus Verts au commissaire enquêteur lors de l'enquête publique pour la gare d'interconnexion TER-TGV à Vandières

Soutien des élus Verts de la Région Lorraine au projet de Gare d’Interconnexion de Vandières

Vandières, le 23 octobre 2009, Monsieur le Commissaire Enquêteur, 

Le groupe des élus Verts à la Région Lorraine soutient sans ambiguïté le projet d’une gare d’interconnexion fer-fer à Vandières. L’avenir est aux projets économes en emprise foncière, en énergie, en finances publiques préservant l’environnement. Le projet soumis à la DUP répond à ces critères.
Grâce à l’interconnexion, la gare de Vandières, va permettre de relier la Lorraine à une large partie de la France et à l’Europe dans une approche écologique intégrée. 

1-   Réaliser une véritable gare d’interconnexion « fer-fer » nord-sud et est-ouest : une impérieuse nécessité !  

La gare de Vandières permettra, de n’importe quelle gare de Lorraine, d’accéder directement par le train via cette gare d’interconnexion à Nantes, Bordeaux, Poitiers, Rennes, Lille … ainsi qu’aux grandes villes européennes.
L’interconnexion fer-fer à Vandières, attirera un nombre plus important de voyageurs. On estime le potentiel de fréquentation à 600 000 par an, comparés aux 300 000 usagers de Louvigny actuellement. L’attrait augmentera principalement pour les voyageurs hors Ile de France désirant se rendre en Lorraine et permettra sans doute d’augmenter le nombre de liaisons journalières avec les autres régions françaises et l’international. 

2-   Respecter l’engagement de la DUP de 1996, le protocole d’accord additionnel de 2000 et le caractère temporaire de Louvigny 

Les élus Verts au Conseil Régional de Lorraine ont clairement affiché leur souhait de voir respecter le protocole additionnel pour la réalisation de la gare, signé en 2000 par l’ensemble des collectivités territoriales. Le caractère provisoire de l’implantation de la gare d’interconnexion à Louvigny était clairement affiché dans le document. 

3- Conforter l’inscription dans le Grenelle de l’environnement 

Depuis quelques mois l’Etat a décidé de s’engager dans le « Grenelle de l’environnement ». Cette avancée doit se concrétiser dans les années à venir par des opérations fortes notamment dans le domaine des économies d’énergie, d’isolation des bâtiments et des rejets de gaz à effets de serre. Les différents protocoles mondiaux de Rio, Kyoto et bientôt Copenhague préconisent une action politique volontariste pour tenter d’atténuer les effets du réchauffement climatique.
La gare de Vandières rentre parfaitement dans une logique de réduction des gaz à effets de serre en favorisant clairement les transports en commun peu polluants contrairement à l’automobile et à l’avion.
Le cahier des charges doit tenir compte des critères de haute qualité environnementale et répondre à la certification du type ISO 14000.
Face à la déplétion des matières premières fossiles, il nous semble urgent d’agir pour la réalisation de cette nouvelle infrastructure.

4-Permettre des gains de temps, réduire la rupture de charge, faire des économies 

La gare de Louvigny est la dernière gare TGV réalisée non connectée au réseau ferroviaire dit classique. La dissociation entre la grande vitesse et le réseau classique rend le trajet coûteux et compliqué entre les lieux de départ et d’arrivée.
Louvigny n’étant pas connectée par TER, la plus grande partie des voyageurs y accède par voie routière, surchargeant principalement l’axe A31 (E21-E23).
Actuellement, hormis pour les Lorrains résidant à proximité, le déplacement vers la gare de Louvigny, s’avère compliqué et coûteux. Tout voyageur désirant se rendre à la gare TGV Lorraine, a le choix entre des transports en commun, le contraignant à une voire plusieurs ruptures de charge (transports urbains + TER + navette), son véhicule personnel ou un taxi.
Selon le mode d’accès choisi, au-delà de 50km, un trajet est estimé entre 40 min et 1h30 pour un coût compris entre 8 et 20€, sans compter les frais de parking (16€ pour un week-end, 57€ pour 14 jours).
La gare de Vandières supprimera la plupart des accès en voiture en rendant possible la connexion « de quai à quai en quelques minutes ». Ceci permettra un accès facilité au TGV au plus grand nombre de voyageurs pour un coût d’1,20 € à 7,20€ (tarif TER).
La préparation du déplacement sera également simplifiée, un seul titre de transport sera nécessaire, qu’il soit acquis par Internet ou aux guichets et distributeurs des gares.

5-   Réduire ou supprimer la navette Aérolor 

Bien que la Région Lorraine ait fait de nombreux efforts sur la desserte routière de la gare de Louvigny par navette à partir de Metz et Nancy (horaires en correspondance, recherche de véhicule adapté), le remplissage de la navette est peu satisfaisant, s’approchant plus du transport à la demande que du transport en commun de « masse ». Ce n’est donc pas une alternative satisfaisante. En outre, la desserte de la navette Aérolor se réduit à la gare isolée de Louvigny, au centre de tri de la Poste et à l’aéroport régional. 

6-   Repenser les logiques d’aménagement  

Le projet de la gare de Vandières est sans conteste un dossier structurant d’aménagement du territoire. A contrario de Louvigny, site isolé, Vandières s’appuie sur une armature urbaine structurée au cœur du sillon mosellan, en équilibre avec les métropoles existantes et en lien avec le maillage territorial de la Lorraine via le TER. Vandières permet ainsi d’optimiser et de rationnaliser nos territoires en favorisant la massification urbaine, plus propice aux économies d’énergie et de moyens financiers.

7-   Optimiser l’emprise de la gare de Louvigny en gare Fret grande vitesse 

Nous sommes convaincus qu’il faut maintenir une activité sur le site de Louvigny. Pour répondre aux besoins des entreprises de ce secteur géographique, il serait intéressant de convertir cet équipement en gare de Fret Grande Vitesse. Cela va dans le sens des préconisations gouvernementales actuelles et de la volonté affichée de la SNCF. (cf publicité télévisée passant en boucle sur les chaînes de télévision actuellement). Le financement de cette reconversion apparait dès lors réalisable. 

8-   Redimensionner le parking de la gare de Vandières 

Le projet pour Vandières favorise les déplacements en transports en commun et les modes doux pour la desserte locale. Le projet actuel prévoit un parking de 600 places extensible à 1200. Bien que la capacité envisagée soit réduite par rapport à Louvigny (plus de 1600 places), il conviendrait de réduire le parking à 300 places afin de le rendre dissuasif à l’accès par voiture individuelle et de préserver ainsi le caractère exemplaire de la conception de Vandières:
-         Affirmer l’intérêt essentiel de Vandières : une gare d’interconnexion et non de délestage de Pagny ou Pont à Mousson.
-         Limiter l’emprise au sol permettant de réduire l’imperméabilisation des sols et le redimensionnement des techniques de récupérations des eaux.
-         Conserver la valorisation actuelle du sol qui est pour partie agricole.
-         Amoindrir le coût financier de l’opération.

 

9-  Intégrer la voie «Charles le Téméraire»

Les élus Verts du Conseil Régional de Lorraine soutiennent l’ensemble des projets de voies vertes et véloroutes qui traversent la région et n’amputant pas d’autres projets de réouverture de voies ferrées.
Ces cheminements sont à usage touristique et de déplacements doux entre communes ou en maillage intra urbains.
La « Véloroute Charles le Téméraire » est le projet lorrain le plus ambitieux. Véritable axe majeur entre l’Allemagne, le Luxembourg et la Bourgogne, cet itinéraire est prévu au droit de Vandières. La tendance générale de ces itinéraires est de longer des voies navigables plutôt que des axes routiers. Il serait donc judicieux de ne pas créer deux itinéraires contigus et parallèles sur quelques kilomètres. Ainsi en élargissant la voie dédiée pour les cyclistes sur la Véloroute Charles Le Téméraire, les piétons pourraient également rejoindre la commune de Vandières ou Pagny sur Moselle. 

10- Penser Vandières pour une connexion future « TGV EST- TGV Luxembourg Méditerranée » 

Le TGV Est Européen est aujourd’hui un véritable trait d’union entre la Lorraine, le Bassin Parisien et le grand-ouest de la France d’une part, le nord et l’est de l’Europe d’autre part. Dans un avenir proche la Lorraine va être raccordée au TGV Rhin-Rhône via Epinal Belfort. Cela va permettre d’améliorer de manière substantielle la desserte du sud de la Lorraine en direction de Lyon, des arcs alpin et méditerranéen. Afin de ne pas obérer l’avenir, il serait judicieux de réaliser la troisième voie ferrée sur la ligne Metz Nancy et d’aménager dès maintenant les quais de la gare TER de Vandières pour permettre l’arrêt de TGV Nord-Sud.

ligne Laveline-Gérardmer

Fermeture du bout de ligne ferrée à Gérardmer :
Un exemple de coopération efficace avec les militants dans l’urgence, mais une majorité PS PC qui ne nous suit pas … 

Au programme de la dernière plénière du 22 octobre 2010, figurait une demande d’avis de RFF à la Région en tant qu’autorité administrative des transports régionaux sur la fermeture d’ 1km7 en bout de ligne à Gérardmer, fermeture qui nécessite le déplacement de la gare actuelle. Cette portion a déjà été fermée, mais la décision a été annulée suite à un appel de la FNAUT.
Pendant le recours en justice, le maire a vendu une partie de ces terrains à des entreprises privées ce qui rendrait la fermeture « évidente ». 

Alertés par les militants de Gérardmer, nos élus régionaux ont eux-mêmes tirés la sonnette d’alarme auprès de leurs collègues PS et PC. Ceux-ci ont proposé alors une visite sur place à laquelle Guy Harau a participé avec les acteurs locaux (maire, TG2V). Tout paraissait concourir à un avis favorable de fermeture : terrain prêt pour une autre gare, centre d’accès pas très défini (question de la station de sports d’hiver) … 

Devant la difficulté à prendre une position à la suite de cette visite, le groupe des élus Europe Ecologie a décidé de nourrir sa réflexion en organisant ensuite une conférence téléphonique avec la FNAUT ainsi que les associations TG2V et Vosges Ecologie. Les avis n’étant pas si unanimes, il aura fallu encore une longue réunion de travail des élus entre eux pour déterminer la position la plus pertinente que le groupe devait adopter en plénière sachant que l’avis du Conseil Régional serait de toute façon positif puisque le PS et le PC, représentant la majorité à eux seuls, y étaient définitivement favorables.

Grâce aux différentes consultations, les élus en ont conclu que la question technique de la fermeture de ce bout de ligne n’était pas le point principal d’achoppement, mais plutôt la question symbolique de ce premier geste dans la procédure de réouverture de la ligne … 

Au final, les élus ont donc décidé de ne pas participer au vote pour bien signifier que ce n’est pas le sujet qui devait préoccuper en premier RFF et la Région, mais plutôt l’urgence de la réouverture de la ligne. Cela leur a permis de rappeler tous les arguments pour cette voie ferrée et leur attachement très ancien (dès le début du précédent mandat : 2004) à ce projet. (voir discours de plénière de Guy Harau )