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  Daniel Beguin :

 "La position du groupe n'a pas changé depuis très longtemps (voir nos documents électoraux). C'est un grand projet d'aménagement du territoire. Une élection régional est aussi une façon d'adouber un projet, l'enquête publique aussi ainsi que l'expression de très nombreuses mairies en faveur de cette gare. La consultation est un éclairage, un élément à prendre dans un ensemble. Le contexte va changer, à partir de 2016, le périmètre sera beaucoup plus grand. Si nous ne saisissons pas cette opportunité on risque de marginaliser le sillon lorrain. Notre groupe restera ferme et intangible sur ce sujet".

  Jacqueline Fontaine :

"Monsieur le Président,
Vous ne serez pas étonné si je ne suis pas de votre avis quand vous affirmez que cette consultation était nécessaire.
Dès le début, nous vous avons exprimé notre désaccord. Nous avions tous les éléments pour poser la première pierre de la gare de Vandières, d’ailleurs nous, écologistes, l’avons fait.

Vous nous parlez de respect de la démocratie, de quelle démocratie parlez-vous ?
Comment  respecter les électrices et les électeurs qui ont dit oui ou qui ne se sont pas exprimé.e.s. Nous écologistes prenons en compte les bulletins blancs.
Qu’est-ce que ces résultats nous disent? Que 4,8% du corps électoral a voté non. Non à quoi ? Nous savons tou.te.s que beaucoup ne répondent pas à la question posée et nous savons aussi que beaucoup d’informations mensongères ont circulées.
Ce vote, ce n’est pas une expression populaire : 1,5 millions de Lorrain.e.s n’ont pas voté
-     parce qu’elles/ils n’étaient pas informé.e.s de cette consultation
-    Parce que leur bureau de vote n’était pas ouvert
-    Parce qu’elles/ils n’ont pas compris l’objet de la consultation
ou tout simplement
-    Parce qu’elles/ils s’étaient déjà prononcé.e.s par 2 fois aux élections de 2004 et de 2010 et qu’elles/ils jugé que c’était à l’Assemblée Régionale aujourd’hui de prendre ses responsabilités et de respecter ses engagements.
Pour revenir au mode de consultation :
Le législateur a eu la sagesse d’encadrer les consultations citoyennes pour qu’une minorité ne puisse pas imposer ses choix à l’ensemble de la population.
Ces dispositions n’ont été définies que pour le référendum et pas pour la consultation qui n’est comme son nom l’indique sans valeur prescriptive. Et c’est pour cette raison, Président, que vous avez opté pour une consultation plutôt qu’un référendum. Pour ne pas être lié, disiez-vous par les résultats s’ils n’étaient pas significatifs.
Pour conclure, je réaffirme que s’il y a bien une décision qui impactera le futur de la Lorraine, c’est la réalisation ou non de cette gare d’interconnexion à Vandières. Ce serait regrettable que notre Assemblée n’ai pas le courage et la fierté d’agir pour que cette gare soit construite.
Et puisque dans cet hémicycle aujourd’hui, la grande majorité de nos collègues s’expriment en faveur d’une gare d’interconnexion à Vandières, je propose que nous prenions acte de cette quasi-unanimité ou même, Président, que vous nous fassiez voter maintenant pour la réalisation de cette gare". 

 Josiane Madelaine :

  "Nous disons oui à Vandières comme hier, aujourd’hui et nous espérons pouvoir encore le faire demain.
Cette consultation, d’autres intervenants d’EELV l’ont déjà dit, ne nous donne pas assez d’éléments pour revenir sur ce qui a été acté par les élections de 2010. 375000 lorrains ont dit oui à la gare de Vandières en 2010. Dans cette enceinte, l’opposition nous affirme depuis 3 plénières qu’elle est contre la consultation et seulement contre la consultation. Mais sur le terrain, leurs amis appellent à s’opposer à la gare de Vandières avec comme seul argument la facture pour la Lorraine.
Parlons –en de la facture de la Lorraine pour la réalisation de la ligne TGV-Est et des aménagements qui s’y rattachent. Les investissements lorrains votés à l’unanimité (à parts les écologistes qui se sont opposés au financement de la deuxième phase). Les investissements pèsent lourd encore aujourd’hui dans le poids de la dette régionale.
Oui à Vandières car c’est une formidable opportunité économique pour les entreprises qui aménagent le territoire. En réponse à madame Colin-Oesterle, pardon madame Irma, qui a vu  dans sa boule de cristal que la gare de Vandières ne fera pas baisser le nombre d’automobilistes sur l’A31, je répondrai que les élus écologistes réaffirment que la route appelle une augmentation de trafic, mais que des projets par fer, qui offrent une cadence plus importante font augmenter le nombre d’utilisateurs !
Ne soyons pas naïfs, les lorrains qui se sont prononcés pour le non ne donnerons pas leurs voies aux candidats de gauche, ni en mars, ni en novembre 2015."