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Manuel Valls souhaitant creuser la différence avec les autres candidats  PS a jeté un pavé dans la mare en remettant en cause les 35 Heures.
Son approche  paraît sommaire voire simpliste car  il oublie dans sa précipitation de poser les bonnes questions à propos du monde du travail actuel :
- Que fait-il de la technologisation à outrance censée remplacer le travail humain, des délocalisations géographiques  nombreuses liées aux critères comparatifs du prix du salarié et du coût de production?
 - Pourquoi n'évoque t'il pas les abandons purs et simples de nombreuses filières économiques jugées insuffisamment rentables ( filière bois par exemple), le travail gratuit pris en charge par le consommateur ( les suppressions de caisses au super marché) et la réduction massive des effectifs pour gagner en productivité qui aboutissent à un chômage de masse peuplé " d' nutiles au monde" selon la définition de Robert CASTEL ?
- Nulle part n'est évoquée la financiarisation de l'économie et ses conséquences, la pression sur les travailleurs pour obtenir la plus forte rentabilité à court terme ( au moins 15%) en dessous de laquelle les managers sont considérés comme nuls.

 Dans une société incertaine où , comme  disait Héraclite " tout coule sans cesse ", où ce qui est vrai aujourd' hui ne l'est plus demain,où la précarité l'emporte sur la sécurité,  lier l'amélioration du travail avec la suppression des 35 heures  paraît quelque peu  dépassé.
Le vrai enjeu est ailleurs, dans l'urgence d'imaginer un système qui aide à l'édification de nouvelles formes et communautés de travail  soucieuses de respecter  l'homme et le citoyen dans ce monde transitoire.

Oui il faut inventer la transition "éconologique" et la traduire par des propositions concrètes 
Oui, c'est  à nous Ecologistes à relever ce défi