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Vosges Montagnelheureux88_
Vice Présidente du Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges
Présidente de la commission aux Questions d’Aménagement, d’Equipement et de Construction
Représentante de la Région aux Conseils d’Administration de :

  • Lycée Jules Ferry à Saint Dié des Vosges
  • Lycée Professionnel industriel Pierre Gilles de Gennes à Gérardmer,
  • Lycée Général et technologique Jean Lurçat à Bruyères,
  • Lycée André Malraux à Remiremont
  • Lycée de la Haute Moselotte à Saulxures sur Moselotte

Pas d'avancée en matière de clauses environnementales et sociales

Le groupe Europe Ecologie Lorraine regrette que l’exécutif régional n’ait pas retenu sa proposition d’insertion de clauses sociales et environnementales dans les nouveaux Contrats de Partenariats Lorraine & territoires qui seront signés entre la Région Lorraine et les territoires.

L’application systématique de clauses environnementales et sociales aurait garanti que les projets accompagnés par la Région soutiennent pleinement la transition écologique et énergétique de notre société.

Bilan du programme Habiter mieux en Déodatie - 2013

Habiter Mieux en Déodatie est un programme national de l'ANAH (Agence Nationale de l'HAbitat) qui a été fortement amélioré pour permettre aux particuliers en situation de précarité énergétique du territoire de la Déodatie, de réaliser des travaux de rénovation thermique dans leur logement.
De telles opérations peuvent couvrir des travaux à hauteur de 20 000€ subventionnés jusqu'à 95%.
Ce programme n'aurait pas pu se réaliser sans un accompagnement financier soutenu de la région.
Sur la base des 120 premiers dossiers, le coût moyen des travaux s'élève à 21 000 € TTC, et les gains de consommation énergétiques sont de 43%, soit respectivement 10 000 € et 8% de plus que les programmes similaires des Vosges. 94% des logements gagnent au moins une étiquette énergétique, et 5 en gagnent trois. Plus d'un tiers ont un gain supérieur à 50%.
Le programme va générer annuellement un chiffre d'affaire de 3, 2 millions d'euros pour la filière locale (et plus de 6,5 millions en incluant les foyers 'modestes' devenus éligibles depuis le décret de juin 2013, que la SCIC prendra en charge à compter de juin 2014). 52 entreprises locales ont signé une charte de partenariat.152 sont intervenues dans le cadre du programmes et 6 Bureaux d'Etudes Thermiques ont été retenus suite à appel d'offre pour réaliser les audits.
Ce programme a fait ses preuves à l'échelle de la Déodatie et l'objectif est qu'il soit reproduit sur un maximum de territoires lorrains.Isolant

Le débat sur le loup

Le débat sur «  le loup » est relancé avec la parution du décret autorisant les tirs de prélèvement en France, y compris dans les Vosges.

En tant que vice-présidente du Parc Régional des Ballons des Vosges je me suis saisie de la question dès l’été dernier alors que sa présence sur le massif se confirmait avec des attaques répétées sur les troupeaux de moutons.

Mon engagement n’a pas été de prendre position publiquement sur le « pour ou contre »,  une de plus parmi toutes les voix discordantes qui se sont élevées et qui n’aurait rien eu de constructif  mais bien d’œuvrer pour que le PNRBV remplisse son rôle en travaillant aux côtés des éleveurs et  acteurs concernés à élaborer une stratégie d’aide aux éleveurs pour adapter le pastoralisme à la présence de ce prédateur.

En effet, il ne s’agit pas de débattre sur la question d’accepter ou pas le loup, en cela ma position est partagée avec des militants locaux d’EEL, mais bien d’intégrer les impacts de son retour naturel sur le pastoralisme qui s’est développé sur les Vosges hors de sa présence. Le véritable enjeu est celui de la survie de l’élevage ovin sur le massif car, même s’il est établi que le loup se nourrit plus d’animaux sauvages que d’élevage, il a déjà provoqué dans nos troupeaux regroupés sur des espaces restreints des dégâts proportionnellement plus considérables que dans les autres massifs. Ce n’est pas surfait que de dire que certains bergers qui ont subi des attaques répétées l’an passé sont traumatisés.

Il faut être conscient que le décret autorisant 11 prélèvements sur toute la France n’est pas une mesure d’éradication ni la plus grosse menace pour la survie de l’espèce. Le braconnage n’a pas attendu ce décret pour s’autoriser des tirs même hors de toute menace sur le cheptel. On peut même s’autoriser à espérer qu’il permette de mettre en place une répression plus forte contre les tirs non autorisés.

Certes, l’idéal est la cohabitation harmonieuse entre loups et humains, nous n’y sommes pas. Il nous appartient, nous défenseurs de la biodiversité, non seulement de combattre les préjugés, les idées toutes faites, convaincre de l’utilité d’un grand prédateur en France mais  aussi de mobiliser notre énergie aux côtés des éleveurs à trouver des solutions pour limiter au maximum les conséquences négatives de sa présence.

Habitat participatif

  

Quel rôle pour les collectivités locales dans le développement de l'habitat participatif?

Compte-rendu de formation les 29 et 30 mars à Strasbourg

Pourquoi s’orienter vers ce type d’habitation ?

Pour répondre à de multiples critères de « bien-vivre »

Tout d’abord, c’est un lieu de vie en adéquation avec ses besoins, désirs et convictions… on est/devient acteur de son lieu de vie en participant à la conception de son logement et de son quartier,

Puis, on choisit un logement à cout maitrisé.

Enfin, c’est un mode de vie écoresponsable, on ne trouve rien sur le marché donc on fait soi-même, on favorise les déplacements doux, on vit en harmonie avec son voisin…

Sous quelle forme ?

Coopérative d’habitants (ils participent depuis le début),

Coopérative d’habitations (ne participent pas à la conception),

Mixité : bailleurs sociaux + 1 groupe de familles,

Quelle qu’elle soit, l’objectif est de participer.

Difficultés :

2/3 n’aboutissent pas

Concurrence de promoteurs immobiliers

Accès au foncier

Accompagnement professionnel des groupes

Statut juridique adapté et reconnu par les notaires, banquiers et autres,

MAIS l’habitat participatif rentre dans la sphère publique c-à-d ne doit pas être que individuel ou associatif mais reconnu par la collectivité et est donc public.

Appuis techniques dans les collectivités qui les orientent

Il faudrait demander son inscription dans la prochaine loi sur le logement, pour lui donner une légitimité

Enjeux pour les collectivités ?

Droit au logement

Urbain : manière particulière de fabriquer la ville

Economie Sociale et Solidaire

Citoyenneté quel que soit le statut

Avantages :

Choix libre de la propriété foncière

SI intégré dans une politique publique, + de crédit auprès des banques

Processus d’accompagnement (obligatoire) Assistance à Maitrise d’Ouvrage

Projet ouvert à tous

Intelligence collective qu’on ne retrouve pas dans une réalisation classique

Densifier la ville de manière intelligente en évitant l’étalement urbain

15 à 25% moins cher

2 Echelles + 1 :

1 grande : Elus + Techniciens + Urbanistes

1 petite : Parcelle / bailleurs / Propriétaires / Promoteurs

1 3ème : Relations de voisinage, réinventer les façons de travailler/fonctionner

Conclusion :

Politique volontariste

Volonté de la collectivité d’intégrer ce volet « participatif » dans la politique urbanistique

Manque de moyens des collectivités pour assurer cela

Manque de formation/qualification des élus

Absence de compréhension/visibilité

Limites d’interventions selon le niveau

Rôle du CRL :

Relais entre les grandes collectivités qui pourraient avoir une personne identifiée spécialisée et les petites (municipalités, ComCo,…)

Soutien financier en matière d’ingénierie

TUBINGEN

Contexte :

85.000 hab

Grande région urbaine de Stuttgart (+/- 500.00hab)4

Une des régions les + riche d’Allemagne

Une des + vieilles universités

Niveau culturel et social élevés

Municipalité impliquée DONC : terreau favorable

65 hectares d’emprise militaire / 2 sites

Visite de 2 quartiers :

1 de 7 hectares = 1.000 hab = 500 emplois locaux créés/installés - fini en 2007

1 de 10 hectares = 1.500 hab = 1.000 emplois locaux créés/installés - en cours

4 Fondamentaux :

1 Mixité de travail : artisans + médecins + micro-entreprises + …

2 Densité : 100 logements /hectares (jardins devant et derrière plutôt que sur les côtés)

3 Espaces publics de très grande qualité car pas de voitures

4 Petites parcelles : principe de base pour une diversité architecturale + vivante