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Pont à Mousson Lorraine Centre

Délégué au Développement de l’Agriculture Bio et aux Nouveaux Procédés

Pollution aux particules fines : l'agriculture aussi !

                    COMMUNIQUE DE PRESSE 17 mars 2014

 

AGRI016En Lorraine, en matière de pollution de l’air par les particules fines, tous les ans c’est la même chose, ce qui fait la différence à cette période de l’année, c’est l’activité bactérienne des sols retournés  qui se cumule avec les émissions dues à l’usage d’un seul produit ! Ce produit est connu : il s’agit des engrais azotés de synthèse que les agriculteurs épandent en masse dans nos campagnes sous forme liquide dont une part majeure s'évapore directement dans l’air que nous respirons.

Face à ce phénomène, sur le long terme, nous rappelons que nous préconisons depuis toujours la transition agricole vers un mode de production plus respectueux des hommes et de l’environnement. En cette période de pollution où la prise de conscience médiatique des conséquences sur la santé humaine est forte, profitons-en pour prendre les bonnes orientations vers l’agro-écologie.

A court terme, nous observons que les mesures qui ont été prises dans l’urgence ne portent que sur les effets du transport. Au passage, nous regrettons que ces mesures (gratuité des bus en ville et réduction de la vitesse) aient été si tardives et si éphémères : 1 jour et demi de gratuité dans les bus, c’est quasi anecdotique.

Concernant les transports toujours, nous rappelons la nécessité de mettre fin à l’avantage au diesel en France et l’urgence de la mise en place rapide de la taxe poids lourd. La lutte contre le changement climatique avait justifié la création de cette écotaxe lors du Grenelle en 2007, dans une optique de transfert modal de la route vers le rail.

Concernant la contribution de l’agriculture aux émissions de particules qui sont donc majoritaires en Lorraine, nous nous étonnons de la frilosité de la Préfecture qui « invite » simplement les agriculteurs à différer leurs travaux d’épandage. N’y a-t-il pas moyen de faire mieux et plus convaincant ? Nous interpellons les représentants de la profession agricole en Lorraine : « quelles sont vos propositions pour participer à l’effort commun ? »

De notre côté, nous continuons à promouvoir une politique régionale agricole qui permette cette transition nécessaire vers l’agro-écologie et nous impulsons une politique régionale de santé publique qui interpelle les acteurs sur les effets de la qualité environnementale pour la santé. A ce propos, nous allons mettre en évidence ce lien lors d’une journée de réflexion « santé-environnement » qui aura lieu à l’Hôtel de région le 27 mai prochain. Cette journée s’inscrira dans le cadre du suivi du PRSE (Plan Régional Santé Environnement).

 

Jacqueline Fontaine, Vice-Présidente Citoyenneté, de Solidarité et de Santé

Ahmed Remaoun, délégué Agriculture Biologique et Nouveaux Procédés

Voeux 2014 : A ma Lorraine verte !

Paysage.Armand Bemer.IMG 3644En ce début de 2014, je veux m'adresser à ma terre, la Lorraine.

A ma Lorraine verte !

Avec sa diversité de territoires et sa capacité de régénérescence telle, que même 3 guerres successives, qui ont rasé ses forêts et détruit ses sols, n'ont pas réussi à vaincre !

Sa nature pacifique et partageuse a su accueillir des peuples différents et les nourrir depuis des millénaires !

Nous sommes de plus en plus nombreux à penser qu'une agriculture respectueuse de cette terre doit voir le jour au plus vite, que notre industrie doit répondre aux réels besoins des humains et que nous pouvons économiser l'énergie en œuvrant pour des productions renouvelables.

Nous sommes de plus en plus nombreux à agir pour cela, pour une meilleure qualité de l'eau que nous buvons, celle de l'air que nous respirons et la bonne santé des sols qui produisent notre nourriture.

Ainsi, nous agissons pour la bonne santé des Lorraines et des Lorrains.

Nous sommes de plus en plus nombreux à rêver que ce soin apporté à notre terre, ce soit la base du bon-vivre en Lorraine.

 

 

Agriculture et alimentation des Lorrains : Halte aux contre-vérités sur la Contribution Poids Lourds, dite « écotaxe » !

Les manifestations actuelles en France peuvent faire craindre de nouveaux retards dans la mise en place de la contribution poids lourds. Je veux dire aujourd'hui avec force qu'un nouveau report ne règlerait rien, et retarderait encore la nécessaire modernisation de l'offre de transport et d'organisation logistique dans ce pays et le développement en Lorraine d'une industrie agro-alimentaire de qualité pour une meilleure santé des consommateurs lorrains.

Avec Ronan Dantec, sénateur EELV, François-Michel Lambert, député EELV et José Bové, député européen EELV, je veux redire que la Contribution Poids Lourds c'est d'abord une fiscalité écologique qui instaure un cercle vertueux. Elle résulte du Grenelle de l'environnement. Cette taxe existe dans cinq pays européens. Mise en place dès 2005 en Allemagne, elle a permis de mobiliser 4,3 milliards d'euros en 2012, et la part du fret ferroviaire y a fortement augmenté.

La Contribution Poids Lourds s'inscrit dans une logique de changement des comportements et une optimisation de l'agriculture, de sa transformation et des transports : moins de marchandises circulant en tous sens sur nos routes et plus de circuits courts.

Ceux qui s'insurgent contre cette taxe aujourd'hui manipulent la réalité. La Contribution Poids Lourds, dite « écotaxe », ne va pas détruire l'économie locale. Au contraire, applicable à tous les transports, et payable au kilomètre, elle va pénaliser les transports longs et ainsi faire baisser l'avantage concurrentiel de marchandises provenant de pays aux normes sociales et environnementales faibles, ou encore elle va faire payer les transporteurs routiers étrangers qui ne font que traverser la France du Sud au Nord, ce qui est le cas principalement en Lorraine. Ces convois n'apportent rien à notre économie si ce n'est pollution, donc problèmes de santé, et destruction de nos routes.

Les flux financiers créés par la Contribution Poids Lourds sont aussi créateurs d'emplois par la protection des emplois locaux contre certaines importations. En Lorraine, la Contribution Poids Lourds s'inscrit clairement dans le soutien à des logiques de transformation sur place des productions agricoles. Faut-il rappeler, par exemple, que 4% des fruits et légumes consommés par les Lorrains sont produits en Lorraine et 9% des produits du cochon seulement ? Faire de l'écotaxe un symbole des difficultés actuelles du secteur agro-alimentaire est donc un contre-sens total. Je soutiens la politique du Conseil Régional en matière de développement local de l'industrie agro-alimentaire pour une transformation locale des produits agricoles lorrains jusqu'à présent quasi exclusivement exportés.

Grâce aux produits de la Contribution Poids Lourds, développons encore plus le transport fluvial des céréales produites dans notre région, organisons une réelle prise en charge de l'abattage afin de renverser la tendance actuelle de la disparition petit à petit et quasi complète des abattoirs lorrains et soutenons la transformation sur place. Avec la Contribution Poids Lourds, nous donnons aux Lorrains la possibilité de s'alimenter de plus en plus « lorrain ».

C'est donc tout naturellement, en tant que délégué au développement de l'agriculture bio et aux nouveaux procédés que j'estime avec mes camarades députés et sénateurs que le gouvernement doit rester ferme sur l'application au 1er janvier de la Contribution Poids Lourds, dite « écotaxe ».

intervention en plénière du 18 octobre 2013

Monsieur le Président, Mesdames les Conseillères, Messieurs les Conseillers,

Je voudrais intervenir plus précisément sur les actions 12 et 13 qui concernent la filière bois d'une part, l'agriculture et l'agro-alimentaire d'autre part.

Dans le sillage de notre Président de Groupe, j'aimerais attirer l'attention de notre Assemblée sur l'importance de donner du mouvement à ce Pacte Lorraine ... autrement dit, traduire le Pacte Lorraine en actions ... en actions compatibles avec les priorités de la Lorraine en matière de développement, le développement durable doit en faire partie. ... et là, j'aimerais pointer quelques dérapages possibles que nous espérons éviter pour le bien commun. En fait, j'aimerais suggérer à l'exécutif d'être attentif à quelques choix préférables à d'autres....

Tout d'abord pour la forêt :

J'attire votre attention sur 3 points qui méritent examen approfondi :

- Premier point : Nous sommes parfaitement d'accord pour dire que la forêt de notre région par son étendue et sa biodiversité, est un véritable trésor pour les Lorraines et les Lorrains. C'est un capital que nous ne devons pas dilapider sous prétexte de crise, de développement économique et/ou de Pacte Lorraine....

La forêt est l'exemple parfait pour illustrer la parabole de l'héritage que l'on doit transmettre de génération en génération. Ne nous comportons pas comme ces héritiers qui ne sauraient rien faire de leurs 10 doigts et qui dilapident le capital patiemment formé par leurs ancêtres en 2-3 entreprises hasardeuses.

Nous avons le devoir de laisser aux générations de Lorraines et de Lorrains une forêt au capital économique, écologique et culturel non seulement intacte, mais améliorée !

Cela veut dire, monsieur le Président que lorsqu'il est question « d'optimiser la ressource forestière » comme dans la fiche action 12-2, nous entendons qu'il s'agisse de la ressource financière ET de la ressource naturelle ET de la ressource paysagère ET de la ressource touristique. L'argent du Pacte Lorraine attribué à cet objectif doit tenir compte de toutes ces ressources. Nous y serons attentifs. Le meilleur moyen serait de s'entendre avant toute chose sur les indicateurs qui vont permettre d'évaluer l'optimisation de toutes ces richesses. Un exemple qu'il nous arrive souvent de relever lors des Commissions permanentes : quelle emprise allons-nous continuer à permettre aux nouvelles dessertes forestières au regard des résultats attendus ? Pour la bonne gestion de l'argent publique, est-il pertinent de financer l'accès à 30 ha de bois privé ? Est-ce que ces nouvelles infrastructures respectent la qualité du patrimoine naturel ? Autrement dit, il nous faut mettre en place des critères forts au vue de l'utilisation de l'argent publique et de l'amélioration de notre patrimoine forestier.

Gérer durablement le capital « forêt », cela veut dire également que notre résolution d'inscrire la Lorraine comme terre sans OGM s'applique aussi aux essences forestières. Cela parait aller de soi, mais il est bon de le rappeler et nous serons intraitables à ce sujet.

Considérer la ressource forestière comme une richesse aux multiples facettes, cela veut dire également que nous ne pouvons pas considérer la compétitivité des entreprises de la filière bois (fiche 12-1) uniquement en termes de prix compétitif sur le marché. Il faut être assez inventif pour valoriser autrement nos produits et nous avons assez de savoir-faire en Lorraine pour aller plutôt vers des marchés de qualité avec une réelle valeur ajoutée qu'un marché de quantité qui fonctionne aux prix les plus bas, nous y veillerons.

- Deuxième point : J'ai noté, chers collègues, que Le Pacte Lorraine envisage de structurer la filière bois pour en faire une filière d'excellence et d'avenir. Pour ce faire il est fait mention de la création de 2 nouvelles structures bâties : la création – je cite - de la maison de la forêt et du bois (fiche 12-1) et la mise en place – je cite - d'une plate-forme de transfert technologique dotée de nouveaux matériels, de mise à disposition de surface bâtie – je cite toujours - , de personnel et de matériels scientifiques. Encore une fois, nous avons le choix : allons-nous construire ? utiliser de nouvelles surfaces au sol et augmenter les volumes du bâti pour cette maison et cette plate-forme ? Autrement dit, allons-nous faire du béton pour le bois ? ou bien saurons-nous recycler des locaux laissés vacants par notre institution ou l'université ou tout autre bailleur pour implanter ces lieux d'excellence et d'avenir ?

Vous voyez, chers collègues, à chaque décision, un projet peut basculer par des petits riens ou des grands quelque chose, dans les vieilles lunes sans lendemain d'un passé productiviste et générateur de déchets et de gaspillage ou tout au contraire, s'inscrire dans la transition énergétique et écologique dont notre région et notre planète ont besoin.

- Troisième point : nous nous félicitons de la mise en place d'outils d'évaluation du patrimoine forestier lorrain, cela nous permettra de connaître la réalité des gisements ainsi que l'état de concurrence entre les différents usages. En ce qui concerne le bois énergie par exemple, il est urgent que la Cellule biomasse devienne opérationnelle afin de faire rentrer notre région dans une transition énergétique concrète.

Je viens de parler longuement de la forêt et de la filière bois, je voudrais, à présent, évoquer, ce qui concerne l'agriculture et l'industrie agro-alimentaire dans ce Pacte Lorraine. Je voudrais attirer votre attention sur 7 zooms grâce auxquels je voudrais introduire l'idée que le fil rouge de nos interventions en matière agricole se résume à un mot : qualité !

- Premier zoom : 26500 actifs soit 1 agriculteur pour 40 hectares alors que la Drôme compte 1 actif pour 11 hectares ... l'agriculture lorraine représente un gisement d'emplois extraordinaire à condition de passer de la quantité à la qualité et de passer à l'amélioration des circuits locaux ... ce qui est prévu dans le Pacte Lorraine. Il serait bon d'inclure dans les circuits courts l'approvisionnement de nos lycées.

- Deuxième zoom : la recherche où je constate une volonté de rassemblement entre agriculture et industrie agro-alimentaire. Pourquoi ne pas constituer un tour de table complet de qualité en intégrant l'Inra et Agroparistech qui traite de la forêt et de l'agriculture ???

- Troisième zoom : l'export, l'agriculture lorraine est déjà hypermondialisée et j'apprécierais que les aides à l'export s'orientent principalement vers les produits transformés ou non mais à haute valeur ajoutée

- Quatrième zoom : le développement des vergers : n'oublions pas de répondre aux besoins du marché local afin de rendre accessibles aux Lorrains et aux Lorraines des fruits frais issus de leur région ainsi que des produits transformés sur place. Là aussi, on sait que la production fruitière en vue de la vente de proximité est gage de qualité et boostera l'industrie.

- Cinquième zoom : l'élevage, il est clair que les élevages porcins et avicoles sont très performants en terme de surface occupée à condition que cet avantage ne soit pas annulé par une atteinte à la qualité de l'eau, il ne faudrait pas que les rives de la Moselle soient envahies par les algues vertes ! Mais il est évident que ces élevages doivent prendre une partie de la place de l'élevage bovin en renforçant ainsi une spécificité lorraine qu'est la polyculture-élevage gage d'une plus grande diversité.

- Sixième zoom : cette diversification végétale et animale se traduira aussi par de l'apport local de matière première pour une industrie agro-alimentaire lorraine qui donnera ses lettres de noblesse au label « la Lorraine, notre signature » qui, pour l'instant, veut surtout dire « transformé en Lorraine » avec des produits qui ne sont pas nécessairement originaires de notre région.

- Septième zoom : Nous nous félicitons du renforcement de l'accueil des élèves de la filière qui va leur permettre de suivre un enseignement de qualité à condition que celui-ci intègre l'enseignement de l'agro-écologie, comme le souhaite le ministre. Mettons-y les moyens aussi!

En conclusion,

Président, je compte donc sur toi pour poser des actes concrets avec discernement, en toute intransigeance vis-à-vis de facilités, d'habitudes ou de lobbyings qui seraient contraires aux impératifs que nous nous sommes fixés en matière de transition énergétique, de protection de la biodiversité et d'écologie de manière générale. Je pense que tu me reçois 5 sur 5 !

Je vous remercie.

Ambition Bio 2017

Le 20 février  2013 se tenait au Conseil Régional la conférence réginoale de l'agriculture Bio, obligation annuelle depuis le Grenelle.
Rassemblant le maximum d'acteurs de la filière Bio en Lorraine
Ahmed Remaoun, délégué à l'agriculture bio, et le DRAAF ont ensuite co-présidé une séance de travail, avec tous les participants présents, dans le cadre du projet national "Ambition Bio 2017".
Une synthèse  des 350 réponses recueillies au questionnaire (mis en ligne en quelques jours) était présentée à l'assemblée.


Puis, 3 ateliers de travail étaient organisés simultanément :
     -  Atelier 1 : développement de la production biologique
     -  Atelier 2 : Structuration des filières et développement de la consommation
     -  Atelier 3 : Recherche-développement et formation


La question de la réglementation étant entendue comme transversale aux 3 ateliers.
Le rendu était effectué immédiatement après en plénière et doit être finalisé entre le Conseil Régional et la Préfecture.

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