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La question qui se pose pour 2020 et au-delà, c’est la question des équilibres entre les espaces naturels, les espaces agricoles, les espaces forestiers et la question du développement de l’urbanisation.
C’est de voir comment il est possible de réduire notre empreinte sur la totalité du territoire régional.

Cela suppose une maîtrise de l’urbanisme, une maîtrise des infrastructures, la limitation des déplacements au plus près des besoins des personnes et des activités économiques.
Cela suppose la reconquête des espaces urbains des espaces industriels qui sont en déserrance.
Cela suppose d’avoir le courage de mettre tous les acteurs publics autour de la table et de prendre des arbitrages politiques déterminants. Les départements, les communes, les agglos, et bien évidemment la Région avec un seul objectif, le maintien des espaces agricoles et forestiers à l’horizon 2020.

Réduire la pression sur l’artificialisation des sols est déterminant. Cela a  une incidence sur la qualité des eaux superficielles, sur la qualité des eaux sous terraines, sur les coûts qui sont générés par l’étalement de l’urbanisation. Cela a une incidence sur la santé, sur la qualité de vie et sur les territoires.

Tout cela est déterminant pour l’horizon 2020.

Derrière tout ça, il est question de la relocalisation de l’économie, donc de l’articulation des besoins des populations.
Il y a la question de la solidarité à l’égard des territoires ruraux. Il faut maintenir une armature indispensable de service public dans tous les territoires et donc a fortiori dans les territoires les plus fragiles, ruraux, forestiers, et de montagnes, qui sont des territoires éloignés.
Et puis, il y a aussi la volonté de limiter la croissance des grands pôles urbains au strict nécessaire. Car aujourd’hui, il y a des concurrences très fortes. Les politiques responsables des pôles urbains ont une volonté de croissance qui est souvent incompatible avec le détricotage, ou en tout cas l’affaiblissement, la dévitalisation des espaces ruraux.
Il faut lutter contre l’étalement urbain, soutenir la requalification des sites urbains et opter pour la densification, en préservant la qualité de vie dans les villes, les couloirs de déplacements des animaux et les cours d’eau.