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Budget 2014 : la Formation

Difficile de Développer en 4 min à partir d'un rapport de près de 40 pages

Je vais me contenter d'un focus sur quelques points qui nous ont semblé emblématiques d'une volonté d'adaptation des actions régionales.

L'aboutissement d'une réflexion multi partenariale engagée depuis10 ans et accélérée depuis 4 ans au sein des GT du CPRDFP, des partenariats solides avec le Rectorat, la DIREECTE et les partenaires sociaux et professionnels.

1. Saluer l'évolution en cours de la carte des formations et du réseau des établissements,

Lancement des Campus des métiers et des qualifications         reste à renforcer le dialogue avec les jeunes, leurs familles, les équipes éducatives et techniques, perturbés par l'annonce de ces nouvelles orientations. Les métiers sont peu présentés dans les médias les plus suivis par les jeunes et les familles, le chantier de la communication sur la réalité des métiers d'aujourd'hui est devant nous, il n'est pas de notre seule responsabilité, le Rectorat a annoncé son intention d'y travailler, le monde des entreprises y a également une part importante à prendre.

Ces campus ne seront pas l'alfa et l'oméga de l'action régionale, les pôles de compétences continuant à se développer.

Notez que la formation qui, faute de candidats, s'est déplacée de Jouffroy d'Abbans à Joeuf vers Gustave Eiffel à Talange a vu l'effectif singulièrement augmenter.

2. Autre motif de satisfaction: le ciblage des publics les plus éloignés de l'emploi souvent sortis sans qualification du système de formation ou demandeurs d'emploi n'ayant pas bénéficié d'actions de formation continue. Néanmoins, ne négligeons pas nos ambitions d'élever le niveau de qualifications, le déficit en ingénieurs par exemple est de plus important dans notre pays.

3. La formation professionnelle par alternance et plus particulièrement l'apprentissage sont aujourd'hui des voies d'excellence mais souffre depuis quelques années d'une baisse d'entreprises volontaires. Le Pacte Lorraine, en faisant émerger les innovations nécessaires à la reprise d'activité des entreprises ainsi que la volonté de réactiver le programme qui vise à améliorer la qualité de l'apprentissage devrait permettre une embellie.

4. Nous saluons les orientations concernant le fonctionnement des Lycées. Concernant les dépenses d'énergie, passer par un groupe de commande, mettre en place un EMOP spécialisé, réponde à une demande formulée depuis longtemps par notre groupe. Concernant les cantines scolaires: le tarif unique, le recours aux circuits courts, l'introduction de produits issus de l'agriculture biologique, voilà des idées qu'elles sont bonnes !! J'ose espérer que cette mise en place se fait dans la transversalité.

5. L'éclairage donné sur le GIP Lorraine Parcours Métiers nous permet de mieux appréhender le rôle de ce nouvel outil: la fonction laboratoire, centre de ressource permettra la préparation en amont de l'adaptation permanente et nécessaire de nos actions régionales. Si, en plus, des propositions d'innovation pédagogique pour les organismes de formation et l'évaluation des formations viennent à voir le jour, que du bonheur !!

6. Concernant les interventions transfrontalières, nous nous félicitons que le dossier avance. J'ai noté: apprentissage transfrontalier s'inspirant de la démarche entreprise dans la Région du Rhin Supérieur, développement des coopérations via le GIP Lorraine Parcours des métiers, contrat de partenariat avec la Sarre, faire entrer la formation dans le dialogue intergouvernemental avec la Luxembourg, opportunité du programme Erasmus+. Une interrogation : où en sommes-nous de l'engagement des autorités académiques sur l'apprentissage de la langue du voisin ?

7. Lorfolio, mis en place depuis quelques années devrait connaître une montée en puissance par le biais d'une coopération plus active avec les organismes de formation. Cet outil, qui rencontre le dispositif national du Compte Personnel de formation, intéresse plusieurs collectivités françaises.

8. Concernant la territorialisation des actions régionales, nous nous félicitons du travail du GT du CPRFP. MMe Bezaz doit intervenir sur ce point.

Transition énergétique et écologique

 Budget 2014 : discours de Jacqueline Fontaine

La grande majorité des Français se disent prêts à changer pour prendre en compte les problèmes environnementaux. Mais force est de constater que dans les faits, les comportements ne se modifient guère. Et l’on sait que les principaux freins au changement sont la déresponsabilisation et le sentiment d’impuissance.

A propos de la transition énergétique et écologique, notre ambition doit être de convaincre les Lorraines et les Lorrains qu’ils peuvent être acteurs du changement.

Nous voulons ouvrir le champ des possibles au service de l’intérêt général.

  1. Nous devons mener une politique tournée vers l’innovation, ambitieuse, audacieuse, soucieuse des femmes et des hommes.

Parce qu’aujourd’hui, l’enjeu majeur pour la Lorraine, c’est aussi l’innovation sociale ; c’est la transformation de la société grâce à des expériences locales innovantes, pas nécessairement onéreuses, et qui répondent aux vrais besoins de la population : se loger, se nourrir, avoir un revenu, se chauffer de façon correcte et à moindre coût écologique et économique, se relier ensemble à un territoire et renouer des liens de solidarité intergénérationnelle.

L’innovation, ce n’est pas seulement ce qui est nouveau, c’est une réponse apportée au bon endroit au bon moment :

-          C’est construire ensemble, comme à Saint-Dié, pour tisser de nouveaux liens humains et réduire les coûts de construction

-          C’est se chauffer en économisant l’énergie

-          C’est se nourrir en prenant soin de sa santé

-          C’est travailler autrement, en partageant un lieu, des ressources et des moyens techniques au service d’une économie solidaire, culturelle et créative

-          C’est créer une économie alternative

Autant de réponses qui font appel à la créativité collective, permettent à la population de se réapproprier les questions énergétiques et le problème des déchets ménagers, favorisent l’essor de l’économie sociale et solidaire, et renouent des liens au sein de la société.

  1. Nous devons donner un nouveau souffle aux Energies Renouvelables avec la création de la SEM Lorraine et en actionnant tous les leviers dont dispose notre collectivité.
  2. Nous devons protéger la biodiversité qui est une des grandes richesses de notre région, et pas seulement dans les fermes lorraines, mais aussi et surtout dans les milieux naturels.
  3. Dans quelques mois, les régions deviendront chef de file pour l’inter modalité et complémentarité des moyens de transport. Nous devrons profiter de cette compétence pour renforcer l’équité entre les territoires et garantir à chaque Lorrain-e une mobilité en phase avec nos objectifs de transition écologique.

Nous devons viser l’indépendance énergétique sans nucléaire et sans céder à la tentation de creuser le sol lorrain pour en extraire des gaz de couche ou de houille ou de schiste. Cette ressource, si elle existe doit être préservée pour les générations future qui pourraient en faire bon usage.

Nous avons d’autres ressources à développer et qui n’alourdiront pas notre bilan carbone.

A propos de la ligne bus Bruyères/Gérardmer qui est actuellement en expérimentation pour 6 mois, nous regrettons une communication insuffisante. D’autre part il nous paraît indispensable de prolonger cette expérimentation de 6 mois supplémentaires pour pouvoir y intégrer l’usage de la ligne par les touristes de l’été et pour prendre le temps de créer des habitudes chez les étudiant-e-s et les salarié-e-s.

Monsieur le Président, cher-e-s collègues, tout ça pour dire que le groupe des écologistes se réjouit de l’investissement de notre collectivité pour la transition énergétique et écologique.

La transition énergétique et écologique n’est pas seulement souhaitable, c’est la bonne réponse aux enjeux d’aujourd’hui et de demain.

 

Budget 2014

discours de Guy Harau, président de groupe

Ce budget se veut volontariste et innovant … et il l’est !

Indéniablement, ce budget est le fils reconnu du Pacte Lorraine mené tambours battants par nos Présidents Masseret et Cayzelle l’année passée avec les partenaires économiques de la Région.

Lors des plénières consacrées à ce Pacte, nous avons fait entendre nos priorités autour de la Transition Energétique.

Nous avons ainsi dit clairement notre refus de la prolongation de la centrale nucléaire de Cattenom, de l’enfouissement des déchets à Bure et de l’exploitation des gaz de couche.

Ceci étant rappelé, en quoi ce budget nous convient-il ?

Précisément parce qu’il donne une large place à la transition énergétique.

Nous soutenons la création d’une Société d’Economie Mixte de dimension régionale. Nous sommes persuadés que cette SEM sera un outil efficace permettant aux partenaires de faciliter le financement des projets concourant aux économies d’énergie.

C’est un programme fondamental pour mener une véritable politique de transition énergétique. C’est pourquoi, il était indispensable que les projets soient portés par une société intégrant la dimension publique comme la dimension privée.

Il se trouve qu’économiser l’énergie par la rénovation de l’habitat et l’écoconstruction, c’est non seulement diminuer les rejets de gaz à effet de serre et économiser les ressources fossiles ce qui contribue à protéger notre environnement, … c’est aussi créer de l’emploi … des emplois non délocalisables, chers collègues ! Vous le comprenez bien !

C’est de la création d’emplois et c’est le développement de tout un secteur économique source d’innovation.

Innovation dans le domaine des matériaux et des savoir-faire notamment.

C’est également réduire les dépenses du budget des familles ce qui n’est pas négligeable du tout pour une majorité de gauche comme la nôtre.

Donc, plus on augmentera le budget de notre collectivité sur cet axe plus on augmentera la création d’emploi et on diminuera les charges des lorrains et des lorraines.

Cette SEM est donc une œuvre d’intérêt public et nous serons attentifs au ralliement des autres collectivités de la région.

Nous préférerons toujours l’investissement public plutôt que l’investissement des grands groupes énergéticiens que nous pourrions facilement soupçonner de conflit d’intérêt dans cette affaire.

Autre sujet de satisfaction pour notre groupe dans ce budget 2014, l’économie sociale et solidaire, source incontestable de richesse innovante, d’emplois de proximité, de solidarité. L’économie sociale et solidaire est un des piliers de la transformation écologique de l’économie.

Au passage, permettez-moi, chers collègues et chers journalistes, de vous faire remarquer que vous avez là, avec la transition énergétique et l’économie sociale et solidaire … l’illustration parfaite que l’écologie politique EST économique et sociale.

Si vous en doutiez, reprenez le document du budget.

Regardez les points mis en relief dans les marges grisées !

Nos politiques de transition énergétique et d’économie sociale et solidaire sont ambitieuses !

Constatez notre ambition en nombre d’emplois créés (pages 32 et 36) et notre ambition en nombre de ménages aidés (page 40) !

Notre groupe porte et défend ces projets économiques soucieux de l’environnement, ancrés dans le local et soucieux du bien-être immédiat des Lorraines et des Lorrains.

C’est exactement l’inverse des projets mégalomaniaques de l’économie productiviste destructrice des ressources naturelles et des emplois qui n’enrichissent que les financiers.

Nous soutiendrons toujours au sein de cette assemblée toutes les initiatives qui aideront à tourner cette page.

Par exemple, nous sommes satisfaits de la position de notre collectivité au sujet de Terra Lorraine.

Autre exemple : au regard de la situation de l’aéroport Metz Nancy Lorraine, il nous semble plus qu’urgent de mener une étude, comme l’a proposé le CESEL.

Cette étude, monsieur le Président, je suis prêt à la piloter au cours de ce mandat budgétaire.

Elle doit établir un diagnostic des infrastructures aéroportuaires dans tout le Grand Est, augmenté du Luxembourg.

Avec cette étude, nous devrions arriver à imaginer le devenir cohérent de l’aéroport Metz Nancy Lorraine.

Il ne s’agit pas de faire une étude pour faire une étude !

Il nous manque réellement des outils d’évaluation de nos politiques régionales.

Les limites du PIB comme mesure du progrès de notre société font, depuis le rapport de la commission Stiglitz-Sen-Fitoussi, l’objet d’un relatif consensus.

Le PIB n'est en effet qu'un objectif intermédiaire.

Nos objectifs premiers sont l'emploi, la réduction des inégalités, la qualité de vie et la protection de notre environnement. Et c'est à l'aune de ces indicateurs qu'il faut mesurer l'efficacité de nos politiques publiques.

Les prochains budgets devraient faire avancer les idées, d’ailleurs contenues dans Lorraine 2020, comme la mise en place d’éco-conditionnalités et de nouveaux indicateurs de richesse.

 

 

débat public Bure-Cigeo : cahier d'acteurs des élus régionaux EELV lorraine et Champagne-Ardennes

Nous, conseillers régionaux EELV Lorrains et Champardenais, apportons ici notre contribution au débat Cigéo, soucieux des impacts sur nos teritoires.

Ce projet a trop de failles pour permettre une validation :

- du stockage en couche profonde,

- du calendrier d'exécution.

Notre responsabilité d'élus est de raisonner en risque minimal, avec un principe de précaution maximal, à court, moyen et long terme.

Le caractère régional du projet ne doit en aucun cas réduire les enjeux à ces seules régions. il s'agit bien d'un sujet national qui nous emmène, qu'on le veuille ou non, vers la question tranchante de la sortie du nucléaire.

DOB Transition énergétique : intervention Ahmed Remaoun

Nous voici dans la partie du débat d'orientation budgétaire intitulée « transition énergétique, développement durable et gestion des ressources » sur laquelle nous avons déjà longuement débattu et décidé au long de cette année 2013, mais qui mérite une fois de plus que l'on s'y attarde, quatre minutes, car cette question est au cœur du sujet qui paraît nous préoccuper ici, le bien vivre en Lorraine. Je vois déjà mes collègues sourire en se disant « bien-sûr, pour les écolos, c'est normal », c'est leur fond de business, transition, développement soutenable, économie des ressources...Le problème, chers élus, c'est que ça ne concerne pas que nous, ça concerne tout le monde car notre société, notre civilisation a de cela de particulier que son fonctionnement technique est basé sur ... l'énergie, bien-sûr ! La transition énergétique, c'est donc bien le cœur de notre économie, cette économie qui concerne les Lorraines et les Lorrains et nos décisions Budgétaires ne doivent pas se tromper d'orientation à ce sujet. L'adoption du Schéma Régional Climat Air Energie cette année a bien amorcé le changement radical qu'une réelle transition énergétique impose. Nous devons poursuivre monsieur le président et amplifier ce mouvement. Pour cela, il faut le courage de penser l'économie autrement. Actuellement, la pensée unique capitaliste qui se gave de croissan...ce a tellement la vie dure que l'on peut se poser si nous ne sommes tombés dans une espèce de croyance quasi religieuse. Analysons les choses :Pour diminuer le chômage en Lorraine, il faudrait une croissance de 1.5%.Pour diminuer la dette, il faudrait une croissance de 3%.Nous savons bien que c'est impossible, même le Brésil se rapproche d'une croissance « 0 » alors qu'il a encore des besoins énormes compte tenu de notre modèle de développement. Si la croissance ne revient pas, tout système économique et énergétique basé sur la croissance ne fera donc pas diminuer le chômage. Toute énergie employée à vouloir à tout prix faire de la croissance du PIB est perdue. C'est particulièrement vrai en matière d'innovation, base de la transition énergétique. Faire concorder innovation et croissance c'est comme vouloir cohabiter la matière avec de l'antimatière. Si la croissance n'existe pas, c'est de l'antimatière et l'innovation basée sur ce paradigme n'existe pas non plus car annulée par une croissance nulle. L'exemple du Brésil montre qu'innover avec des données obsolètes (notre modèle de consommation énergétique) ne peut que faire attraper la même maladie, la récession. Ecoutez bien la phrase célèbre de ce cher Alfred : « on ne peut résoudre un problème avec le même type de pensée que celle qui l'a créé » ... le problème. La croissance a créé le chômage et la crise énergétique. Je nous invite, chers collègues, à changer notre pensée. Utilisons à la place de PIB l'indicateur de développement humain IDH. Remplaçons les énergies fossiles, dont l'électricité nucléaire par les économies d'énergie et les énergies renouvelables. Pensons à la place de « grand » et « lourd » (holding, industrie lourde) : « proximité » et « taille humaine » (Economie Sociale et Solidaire et agriculture paysanne). Dans le cadre de la transition énergétique à l'aulne de ce DOB, les Espaces Infos Energies sont exemplaires de tout cela car s'il existe un outil essentiel de proximité pour aider le changement d'attitude des Lorraine et des Lorrains, c'est bien celui-là notamment en milieu rural. Nous devons poursuivre leur financement.

Concernant le TER : fer, fer, faire. La solution du pneu ne peut pas être une transition vers le fer. La Lorraine doit créer un transport durable pour les lorrains. Fracture pour transition énergétique car investissements lourds dont on ne peut pas se débarrasser du jour au lendemain.

Ne pas oublier le plan local. Il faut que RFF ait les moyens de gérer le patrimoine. Doit être fer de lance de politique nationale. Il faut un empreint pour que RFF remette son réseau en état. Si réseau ferré pas fort, alors transport faible. Etat doit trouver un moyen de faire gagner de l'argent à RFF pour qu'il ne facture pas les collectivités qui financent actuellement des investissements que l'état ne fait pas.