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Plénière du 25 novembre 2010 DOB Axe 3

Intervention de Christine L’heureux

Groupe Europe Ecologie Lorraine

 AXE 3 : Ethique et responsabilité de l'écodéveloppement

Je voudrais par mon intervention illustrer les caractères fondamentaux des orientations prises en matière « d’éthique et responsabilité de l’éco développement ».
Insister sur l’aspect solidaire, son exemplarité et transversalité avec les autres axes ainsi que sa cohérence avec les objectifs et les efforts portés par les acteurs locaux, dans la logique de la mission donnée à Michel Dinet …………
La stratégie adoptée dans la lutte contre les émissions de GES s’oriente vers une aide à la maitrise de l’énergie. Le soutien à la construction-rénovation BBC permettra à la Région d’accompagner, soutenir la mise en œuvre des Plan Climat Territoriaux élaborés par et sur les territoires lorrains.
Une telle stratégie apporte sa contribution à la relance de l’activité économique dans le secteur du BTP, elle contribue au développement de la filière de l’éco-construction et par là-même à l’émergence de nouveaux métiers. Cohérence avec les orientations présentées ce matin par L D sur la thématique « sécurisation des parcours de vie »
Solidarité : c’est permettre aux lorrains à revenus modeste la perspective d’accéder à un logement moins énergivore qui, outre la réduction de l’impact sur l’environnement, soulagera le budget de ces ménages dans la part croissante des dépenses de chauffage.
Exemplarité et solidarité de la « politique régionale appliquée » par l’institution elle-même : déjà engagée à titre expérimental en fin du dernier mandat et systématisée maintenant ; je parle de l’achat socialement responsable.
Cette volonté d’intégrer dans ses investissements, ses commandes… non seulement le volet développement durable environnemental mais aussi le volet social n’impacte que très peu le budget de fonctionnement de l’institution mais, par contre, est générateur d’emplois pour les lorrains et lorraines qui en sont les plus éloignés. Une pratique exemplaire qui mérite d’être essaimée lors de nos montages de partenariat.
CL_AR

De la part de Jacqueline Fontaine, empêchée, je voudrais rajouter que dans le domaine de la santé et des soins, nous devons faire face à différents problèmes :
1- En Lorraine, les statistiques montrent que l’état de santé général de la population est sur de nombreux aspects moins bons que celui de la population française,
- les maladies cardio-vasculaires et les cancers sont en augmentation
- l’obésité a une prévalence plus importante que la moyenne nationale. Les taux de mortalité, toutes pathologies confondues, sont également plus élevés que la moyenne nationale
- d’autres pathologies comme l’ostéoporose augmentent
- Enfin le taux des allergies alimentaires est aussi supérieur à la moyenne nationale.
Ces disparités sont dues pour partie aux habitudes alimentaires de la population et aussi au passé industriel de notre région qui a impacté la qualité de notre environnement.
En plus des mesures à prendre pour protéger notre environnement,
- nous continuerons à soutenir la recherche médicale
- nous encouragerons la télémédecine
- et notre action sera complétée par des mesures de prévention en faveur de nos publics cibles : lycéens et apprentis et par un soutien aux actions d’éducation à la santé, de sensibilisation aux risques sanitaires et aux projets visant à améliorer la qualité de vie des personnes malades.
2- la démographie médicale est un autre pb
Le conseil national de l'ordre des médecins a rendu public hier son « Atlas de la démographie médicale en France ».
Et La presse titrait : Sombre diagnostic en Lorraine.
En effet, il y a de fortes disparités régionales, qui prouvent toujours et encore la nette attirance des praticiens pour la région parisienne et le sud de la France.
La Lorraine se situe à la 13e place sur 22 régions.
On a souvent lu et entendu que beaucoup de jeunes médecins préféraient le statut de remplaçant et que ceux qui s’installaient choisissaient la ville.
A l’AG d’Alopro, une association lorraine de médecins remplaçants, j’ai entendu des choses différentes

  • Qu’Ils choisissent le statut de remplaçant pour qq années seulement pour acquérir de la pratique
  • Mais qu’ils souhaitent s’installer après 1 ou 2 ans et plutôt hors des villes
  • Qu’ils s’installeront plutôt dans un territoire qu’ils auront pu connaître à l’occasion d’un stage ou d’un remplacement
  • Qu’ils ne veulent pas pratiquer seuls, mais souhaitent s’associer avec des collègues ou autres professionnels de santé
  • Qu’ils sont formés pour soigner mais pas du tout pour gérer un cabinet et seraient favorables à un autre mode d’organisation et de rémunération

Ces témoignages nous confortent dans notre choix d’inciter les internes en médecine à aller effectuer leurs stages dans les zones déficitaires en les indemnisant pour leurs frais de déplacement et d’hébergement, de soutenir les professionnels de santé pour qu’ils se forment et obtiennent l’agrément comme maître de stage. Et pour maintenir une offre de santé de qualité sur tout le territoire, nous continuerons à accompagner les projets : de maison et de pôle de santé dans ces mêmes zones déficitaires.

Plénière du 25 novembre 2010 DOB Axe 2

Intervention de Evelyne GAREAUX

Groupe Europe Ecologie Lorraine

Intervention en DOB sur l’axe 2 : jeunesse, sécurisation des parcours de vie et formation

Mme la Ministre, M le Président, mesdames et messieurs les élus
Il existe en ce moment un constat accablant qui est le chômage en France des jeunes et des adultes .Au 2° trimestre 2010 il était de 9,3%. En Lorraine, nos concitoyens subissent de plein fouet ce préjudice puisque le taux est de 9,9% donc supérieur à la moyenne nationale.
Face aux carences d’ un gouvernement irresponsable empêtré dans ses scandales politico- financiers et autiste à résoudre les difficultés quotidiennes de nos concitoyens, il en va de notre devoir d’ élu Régional de nous mobiliser à notre niveau même si nous ne pouvons pas substituer nos compétences à celles de l’ Etat pour lutter contre ce fléau afin d’ accompagner chaque lorrain pour qu’ il trouve sa juste place dans notre société. Même si la France consacre 28 Milliards d’euros par an soit 1,5 % de son PIB à la formation professionnelle, le système mis en place est inique pour au moins 3 raisons :
1° Il profite surtout aux salariés les mieux formés et les mieux payés au départ alors que les formations sont financées par des salariés moins bien payés qu’eux,
2° Il offre peu de perspectives de promotion sociale,
3°Il ne permet pas aux chômeurs les plus éloignés de l’emploi de suivre des formations longues et coûteuses susceptibles de favoriser un retour à l’emploi.
Il existe donc des inégalités importantes concernant l’accès à la formation : 1 chance sur 2 pour un cadre, 1 sur 7 pour un ouvrier, le tout étant lié à la taille de l’entreprise : plus elle set petite, moins vous bénéficiez de la formation.
L’ampleur de la crise que nous connaissons actuellement ainsi que l’épuisement programmé de nos richesses naturelles nous oblige à réviser de manière approfondie nos modes de vie, de production, de travail, de transport et de consommation. Pour nous, élus EELV, il est clair que la sortie de la crise ne pourra être concrétisée que par un pacte vert fondé sur un effort considérable d’investissement par rapport aux nouvelles technologies (éco construction, éco rénovation). Ce pacte écologique et social doit naturellement s’accompagner de la création d’emplois écologiquement et socialement utiles et non délocalisables, dispositif dans lequel la Région, acteur pilote et fédérateur de la formation professionnelle sur le territoire a un rôle primordial à jouer :
1° le citoyen lorrain devient acteur de la conversion écologique de son métier et de sa formation professionnelle.
2°La région, partenaire incontournable, peut activer la mise en réseau pour ces métiers verts des partenaires tels que l’éducation nationale, les universités, le pôle  emploi, le structures d’orientation et d’information.
3°Elle peut favoriser ces formations vertes à tous les moments de la vie et les rend compatibles avec chaque formation individuelle.
4°Elle peut proposer une politique globale d’aménagement du territoire en matière de formation en rapprochant, identifiant et développant les lieux de formation et l’enseignement à distance.
5°elle peut donner un essor aux nouveaux métiers liés au développement durable en rendant possible cette mutation par de nouvelles formations et certification. GH_EG 
Pour conclure, je citerai Isaac Newton : "Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts". Tout est lié : éducation, formation et emploi. C’est de notre responsabilité d’élus qu’il convient de construire et de développer ces ponts.
Je vous remercie de votre attention.

Plénière du 25 novembre 2010 DOB Axe 1

Intervention de Brigitte LEBLAN

Groupe Europe Ecologie Lorraine

Concernant l'AXE 1 : Concours à l'économie

Notre ambition et notre exigence sont à la hauteur des enjeux. Nous sommes devant une crise systémique qui oblige à préparer la conversion écologique et solidaire de l’économie. Nous savons bien qu’il n’y aura ni grand soir ni petits matins, mais une succession d’efforts chaque jour renouvelés dans une société d’actions, d’interactions et de rétroactions permanentes où la Lorraine n’est pas en capacité d’influer sur les grands équilibres.
Par ailleurs, les élu/es Verts et écologistes s’associent aux critiques de la loi de recentralisation jacobine, qui privent les collectivités territoriale de leur autonomie financière, et donc politique et déplorent le démantèlement systématique et programmé des biens et services collectifs. Je ne m’étendrai pas plus longtemps, sauf à dire que nous serons économes de notre mépris tant sont nombreux les nécessiteux.
Néanmoins, ces critiques ne doivent pas exonérer nos collectivités des responsabilités qui sont les leurs face aux changements majeurs qui nous attendent.
C’est pourquoi nous insisterons sur les points qui nous paraissent essentiels : il s’agit de préparer le glissement d’une économie prédatrice en ressources, qu’elles soient humaines ou naturelles, vers la satisfaction des besoins de nos concitoyens et la relocalisation des productions pour lutter contre les inégalités. L’économie pour nous ne peut pas être dissociée d’une réflexion sur l’équité des territoires et l’égalité d’accès aux biens et services de nos concitoyens.
C’est pourquoi nous soutenons l’abandon progressif des politiques de guichet et l’affirmation de choix stratégiques.
Les secteurs qui devront être priorisés dans une période de contrainte budgétaire forte doivent partir d’une analyse des besoins immédiats sans sacrifier le long terme.
Cela passe par le soutien des artisans, et PME-PMI, et bien sûr, l’économie sociale et solidaire, sans oublier le renforcement d’une agriculture locale productrice d’emplois non délocalisables, ce qui implique un soutien renforcé aux filières.
Nous soutiendrons également, bien évidemment tout ce qui concourt à réduire la pression sur les ressources naturelles, dans un souci environnemental et social, puisque l’augmentation du prix des matières premières, qui impacte directement le budget des Lorraines et des Lorrains ira en s’aggravant.
Nous sommes très favorables également à l’accompagnement par la Région Lorraine de son université, mais nous portons l’accent sur le besoin d’une recherche dégagée des intérêts financiers, facteurs de conflits d’intérêts qui pénalisent toujours au final les citoyens consommateurs.
De même, nous avons porté de nos vœux une clarification des rôles des différentes agences qui ont grandi au cours des différentes mandatures précédentes au gré des besoins. Nous soulignons donc l’intérêt que revêtira l’opérateur de mutation économique en tant qu’agence assemblière.
Et pour finir, nous souhaitons que l’ensemble des aides à l’économie soit réévaluée à partir des trois piliers du développement soutenable, je dis bien développement soutenable, car pour croire que le développement peut être infini dans un monde aux ressources finies, il faut être un fou ou un économiste, aurait dit Einstein. Nous vous ferons des propositions lors du travail sur les règlements d’intervention. Nous ne terminerons pas sans évoquer la nécessaire moralisation de l’économie, qui passe à nos yeux par la lutte effective contre les paradis fiscaux, et l’arrêt de versement d’argent public aux entreprises qui, directement ou par le biais de leur filiale, détournent l’argent public au profit d’actionnaires toujours plus voraces. La croissance telle qu’elle est conçue actuellement n’est pas la solution, elle est la racine des problèmes. Sortir de la spirale mortifère demandera du courage et de l’imagination, et commence par l’adoption d’une nouvelle manière de compter la richesse, qui intègre d’autres indicateurs que la logique strictement comptable, laquelle ne prend pas en compte les impacts sociaux et environnementaux.

Plénière du 25 novembre 2010 DOB Introduction Générale

GH_1Intervention de Guy HARAU

Président du Groupe Europe Ecologie Lorraine

 

Notre débat sur le DOB aujourd’hui ne peut être déconnecté de la réforme des collectivités locales auquel nous assistons. La vraie réforme de l’État, cela aurait dû être l’acte III de la décentralisation. Telle est du moins notre conviction d’écologistes.Qu’en est-il exactement ?
L’acte I, dans les années 80, a fondé un mouvement inégalé de décentralisation, qui a vu la transformation des régions en véritables collectivités locales et le transfert - sans équivalent depuis lors - de compétences de l’État. C’est encore la gauche qui a accompli le deuxième acte fort de la décentralisation, avec la loi sur l’intercommunalité, plus récente, puisqu’elle date du début des années 2000. Notons au passage que la gauche a agi, en la matière, de façon particulièrement « plurielle », puisque ce sont Jean-Pierre Chevènement et Dominique Voynet qui ont défendu ce projet de loi au nom du Gouvernement. Les trente dernières années ont donc été marquées par des réformes essentielles issues de majorités de gauche. En France, c’est la gauche qui est porteuse de la tradition girondine et décentralisatrice de notre République, tandis que la droite - nous en avons encore malheureusement la preuve depuis trois ans - perpétue la tradition jacobine et centralisatrice, et même, aujourd’hui, « recentralisatrice ».
Nous assistons en effet à une tentative de mettre fin à la décentralisation !
Madame la ministre et présidente du groupe « majorité présidentielle », vous avez succombé à la tentation de priver les collectivités territoriales de leur liberté d’administration, et avez organise leur étranglement financier, pour finir par les faire diriger par des conseillers territoriaux élus dans des conditions ahurissantes au regard de l’évolution des modes de scrutin et de la représentation sociale et politique de nos concitoyens.
Il y avait des régions, il y avait des départements. De l’avis général, il convenait d’organiser au mieux l’articulation de ce couple de collectivités en clarifiant leurs compétences, en harmonisant leurs interventions, en gagnant en lisibilité démocratique. Ce texte aboutit exactement au contraire. En effet, il y aura toujours des régions et des départements, mais des régions et des départements affaiblis, touchés de plein fouet par votre décision de gel des dotations aux collectivités pendant trois ans, soumis à une concurrence entre territoires à laquelle votre projet n’apporte aucune réponse sérieuse. Sans doute n’étiez-vous pas prêts à adopter une organisation territoriale répondant à la proposition audacieuse que nous, écologistes, avions formulée devant la commission Balladur, et qui consistait à fusionner réellement départements et régions, en faisant des premiers un échelon de proximité de la politique régionale. La création des métropoles, bien loin de clarifier et de simplifier la carte institutionnelle, est un facteur supplémentaire de confusion.
Parlons de démocratie dans cette réforme ! À l’exception du rétablissement, en 1986, du scrutin majoritaire de circonscription pour les élections législatives, aucune réforme du mode de scrutin n’a été menée, par quelque majorité que ce soit, qui ait pour conséquence aussi flagrante une remise en cause des principes démocratiques. Vous avez substitué à une représentation proportionnelle de liste corrigée d’une prime majoritaire un scrutin aussi injuste que peut l’être le scrutin d’arrondissement. En outre, et ce n’est pas le moindre de nos reproches, la parité, qui était officiellement l’une de vos préoccupations, est passée purement et simplement à la trappe.
Ce qui intéresse notre groupe en Lorraine, c’est la Région, toute la région, inscrite dans la Grande Région inscrite elle-même dans l’Europe. La Région, ce n’est pas la défense de quelques métropoles comme elles sont valorisées par la réforme territoriale notamment par le jeu des moyens financiers concédés par l’Etat. Je dis « concédés » car, en dehors de toute fiscalité directe, nous ne pouvons pas admettre qu’un transfert de compétence soit réellement décentralisateur.
Nos orientations budgétaires se définissent donc dans ce contexte difficile où tout est mis en œuvre par l’état pour encadrer les marges de manœuvre des collectivités comme la nôtre, et pour réduire financièrement les marges de manœuvre des élus régionaux qui ont certainement l’immense désavantage de n’être majoritairement pas du bon bord ! Malgré ces embûches qui sont semées sur nos pas, notre groupe affirme que les orientations budgétaires de la Région sont l’expression d’une politique véritablement au service des Lorrains et des Lorraines. Permettez-moi d’en pointer quelques éléments particulièrement significatifs à nos yeux :
Par exemple dans l’Axe 1 :
Le développement de l’économie de proximité et de l’économie sociale et solidaire nous apparait comme l’axe majeur d’une économie nouvelle portée par les acteurs réellement présents sur nos territoires et bénéficiant directement à nos concitoyens. Cette économie « au plus près » et « au mieux » est la forme qui nous garantira le mieux des turbulences internationales et de la rapacité des mondes de l’argent. Toujours en matière économique, nous avons porté de nos vœux une clarification des rôles des différentes agences qui ont grandi au cours des différentes mandatures précédentes au gré des besoins …Nous soulignons donc l’intérêt que revêtira l’Opérateur de Mutation Economique en tant qu’Agence Ensemblière.
Pour l’Axe 2, il est clair que ce DOB pointe particulièrement le déficit du gouvernement à prendre en compte 2 populations particulièrement mises à mal en ce moment, les jeunes et les seniors.. La Région ne se dérobe pas face à ces populations porteuses socles de notre société par son avenir et par son expérience !
Dans l’Axe 3, vous ne serez pas surpris que j’attire votre attention sur les efforts de ce dob en matière de transport collectif et de biodiversité. La Région Lorraine est citée en exemple sur ces 2 points et ce n’est que mérité. En matière de logement je vous recommande le plan précarité énergétique et les contrats climat énergie.
L’Axe 4 porte dans son titre : « vie, attractivité et équité des territoires » notre volonté, de mener une véritable politique décentralisée, au service de TOUS les territoires, malgré les obstacles que l’on nous dresse comme je l’ai indiqué précédemment. Je souligne que cette volonté s’inscrit dans le cadre de la prochaine présidence de la Grande Région par la Lorraine. C’est hautement significatif pour nous car nous n’oublions pas que plus de 100 000 de nos concitoyens travaillent tous les jours hors Lorraine…

 

plénière du 22 octobre 2010 : économie sociale et solidaire

OBJET : appel à projets d’accompagnement des structures de l’économie sociale investissant dans l’économie verte

INTERVENTION DE BRIGITTE LEBLAN

Nous nous félicitons de l'appel à projets en faveur d'une économie verte, mais nous qui pensons qu’on ne peut pas tout confier à l’état, on peut encore moins tout confier au marché.

La crise économique, sociale et écologique qui frappe les pays occidentaux n’est pas un accident de parcours. Elle est la conséquence de l’épuisement d’un modèle de développement, dont les limites et les dégâts apparaissent au grand jour. Chômage, précarité et accroissement des inégalités, dérèglement climatique et atteintes de plus en plus grave à la biodiversité, déséquilibres financiers et monétaires… Dans tous les domaines, la situation s’aggrave. Dans certains, le point de rupture est proche et notamment au Sud, mais aussi en France où les riches sont beaucoup trop riches et les pauvres, beaucoup trop pauvres.

Il est urgent d’inventer un nouveau modèle.

Nous pensons très profondément que l’Economie Sociale et Solidaire détient la réponse à la crise du marché, la réponse à la crise de l’état. Elle propose en fait une reconstitution, sur des bases librement choisies, du sentiment du collectif, dans une société qui est devenue complètement individualiste. C’est une ambition pour tout le monde. Elle est profondément liée au concept même d’écologie, c’est-à-dire au rapport entre les individus, leur société et leur environnement, puisque justement, elle s’occupe de tout ce qui est commun à la vie en société.

Or, toutes les analyses montrent que l’Economie Sociale et Solidaire, proportionnellement, bénéficie de moins de subventions que toutes les autres formes d’économie.
Nous sommes actuellement dans une situation où l’Economie Sociale et Solidaire est encore dans la marge, c’est la fleur, c’est ce qui nait. Elle va porter ses fruits et nous espérons, qu’un jour, elle sera la forme normale ou plus exactement la forme dominante du type d’économie que l’on veut construire.

Ce dispositif est un pas sur ce chemin, en souhaitant qu’il rencontre les aspirations des porteurs de projets et qu’il sera amené à une amplification.

plénière du 22 octobre 2010 : voie ferrée gérardmer

OBJET : Projet de Fermeture de la section terminale de la ligne ferroviaire entre

               LAVELINE-DEVANT-BRUYERES et GERARDMER 

INTERVENTION DE GUY HARAU EN TANT QUE PRESIDENT DU GROUPE EUROPE ECOLOGIE LORRAINE 

Dans le maillage territorial de la Lorraine, le Train Express Régional occupe une part de choix dans la desserte pour la population Lorraine.

Les dessertes voyageur et fret par train ont été victime de choix politique désastreux depuis les années 50. De trop nombreux villages, villes et territoires ont connu une réduction ou bien même la disparition de liaison ferroviaire. Nous pouvons citer par exemple, le Y Vosgien Neufchâteau Mirecourt Epinal Saint Die alternant désormais bus et train.

Le Groupe Europe Ecologie rappelle la nécessite de la desserte de Gérardmer qui est en périphérie du sillon mosellan mais au cœur du Massif Vosgien.

Cette desserte est utile à plusieurs échelles. Aux niveaux local et départemental, la réouverture permettra de relier par le rail les trois villes les plus peuplées des Vosges que sont Epinal, Saint Die et Gérardmer.

Au niveau régional, la desserte permettra un gain de temps et de confort substantiel aux Lorraines et Lorrains qui peuvent se rendre de et vers Gérardmer pour les études, le travail ou les loisirs. La demande existe et nous pouvons le constater tous les week-ends dans les cars et TER. (ex Cars bondés lors des opérations métrolor à 2 euros.)

Enfin à l’échelle nationale et internationale, la connexion géromoise permettrait de relier le massif montagneux le plus proche de l’Ile de France et du Benelux avec une seule correspondance entre TGV et TER soit à Nancy, Epinal, Saint Die ou bien à Vandières.

Au delà des pratiques sportives liées à la neige, nous souhaitons créer un lien ferroviaire permanent pour conforter l’activité touristique « quatre saisons » tout au long de l’année. Cette forme de tourisme est incontournable pour anticiper les effets du réchauffement climatique et étendre à toute l’année l’attrait touristique de l’ensemble Gérardmer Xonrupt Retournemer. Il suffit d’observer le massif de la Forêt Noire comparable aux Vosges et de constater l’importance de la desserte ferroviaire au cœur de la montagne.

Pour toutes ces raisons, nous nous réjouissons de la volonté réaffirmée haut et fort de notre assemblée régionale de ré-ouvrir cette ligne ferrée Laveline – Gérardmer.

La Région ayant déjà budgété sa participation à hauteur de 10 millions d’euros, le plus urgent pour nous est de convaincre les cofinanceurs que doivent être l’Etat, le département des Vosges et RFF-SNCF.

C’est pourquoi, nous avons la désagréable sensation avec cette demande de RFF de déclassement d’un bout de ligne, de mettre, comme on dit, la charrue avant les bœufs. Qui nous dit que ce n’est pas le début d’un enterrement de 1ère classe de la ligne ?? Déclasser un bout de cette ligne que tout le monde appelle de ses vœux à la réouverture, nous parait prendre le problème à l’envers. La priorité, c’est d’ouvrir la ligne et après, les déclassements éventuellement opportuns, ne poseront pas de problème.

En conséquence, le groupe Europe Ecologie ne participera pas au vote sur cette délibération.

Je vous remercie.