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Messieurs les Présidents, cher-e-s collègues,

Le protocole d’intention du CPER 2015-2020 pour la Lorraine se met en place dans le contexte national que l’on connait. Contexte de baisse amplifiée des dotations de l’Etat, et donc gestion par l’austérité. Nous en avons parlé lors de la séance consacrée au budget au mois de Janvier.  


Malgré une petite baisse en janvier, nous atteignons le plus haut niveau de chômage jamais enregistré. Qui peut croire qu’avec comme objectif prioritaire la diminution de la dette publique nous puissions faire autre chose que de déboucher sur la déflation.


Et donc aggravation des difficultés sociales, la réduction des services publics et l’incapacité à mener à bien le grand chantier de la transition énergétique et écologique. L’économie de la société s’abîme sans que les finances publiques s’améliorent pour autant.


Pour nous écologistes, notre économie doit s’adapter aux enjeux du 21ème siècle. La transition énergétique mérite mieux que les budgets que nous allons lui consacrer et en particulier que l’Etat va lui consacrer ; Etat qui utilise ses établissements publics comme l’Ademe ou ailleurs l’Agence de l’Eau pour suppléer ses manques, en fait son manque d’ambition.


Rendre nos sociétés plus robustes, plus résilientes en s’engageant de manière massive vers une économie décarbonée et plus économe en ressources naturelles nécessite des investissements importants et indispensables, seules voies crédibles de soutien à l’activité économique  et à l’emploi.


C’est donc dans ce contexte politique que nous avons été informés d’un mandat de négociation du CPER en 2014. Aujourd’hui nous avons devant nous le résultat de ce travail entre l’Etat et les services de la Région.
Ce projet prévoit un engagement à 50/50 entre l’Etat et la Région. Pour autant et étant entendu que l’Etat et le Région. Pour autant et étant entendu que le Pacte Lorraine n’est pas un élément du CPER. Le compte n’y est pas et l’enveloppe global doit augmenter pour présenter une réelle synergie entre le Pacte Lorraine dont je parlais tout à l’heure, les fonds européens et donc le CPER.


Par exemple le volet mobilité multimodale doit être plus conséquent parce qu’il est un des éléments de l’équité des territoires et je ne reparlerai pas ici de Vandières. Quid également dans les documents en notre possession d’objectifs autour des Vélo routes et des voies vertes, objectifs qu’on retrouve dans plusieurs autres CPER.


Au terme de ces quelques réflexions, vous aurez compris que les écologistes ont une appréciation nuancée de ce projet de CPER autant financièrement que dans sa construction. Difficile de se réjouir d’engagements trop parcimonieux. Nous avons pris bonnes notes de l’avis du CESEL et sommes prêts à abonder qu’il reste pas mal de travail et de négociations avant une signature en juin du CPER et sommes disponibles pour y participer.

Merci